Extrait du chapitre 8

Ils se mirent à table pour goûter aux pâtisseries. La cuisine d’Hortense était délicieuse. Elle avait fait des gâteaux à tous les parfums, même à la carotte, aux épinards et aux petits pois. Maëlle se dit que c’était une bonne manière de manger des légumes. Elle aimait goûter à tout. Le mille-feuilles était particulièrement bon. Sa crème pâtissière à la violette était légère et savoureuse. Il était magnifiquement décoré de pétales de fleurs fraîchement cueillies le matin même. Hortense lui posa plein de questions sur les pâtisseries d’en haut qui n’étaient pas assez variées à son goût. Maëlle lui promit de recopier ses recettes préférées pour qu’elle puisse les essayer et en échange, elle en aurait aussi du Pays des Senteurs. Ce début d’après-midi était agréable et tout le monde paraissait joyeux. On fêtait le rétablissement d’Émeric. Elle demanda la recette des biscuits à la lavande et au chocolat. Ils étaient tout particulièrement savoureux et se mariaient à merveille avec le chocolat chaud à la crème fraîche et à la cannelle. Maëlle ne savait pas dire non à sa gourmandise de toute façon.

En regardant un énorme vase rempli de marguerites, Maëlle se souvint d’une question qui la tracassait. Elle demanda où Émeric avait trouvé la partenelle. Célia lui avait indiqué l’endroit où elle devait en voir en haut mais elle avait eu beau chercher un peu partout, elle ne l’avait pas trouvée. Émeric éclata de rire. Maëlle fit la moue, vexée.

« Tu ne risques pas d’en trouver dans ton monde, tu sais. Elle n’existe que chez nous.

— Mais, comment est-ce possible ? Si cette plante ne pousse qu’au Pays des Senteurs, Célia ne devrait pas la connaître. Il n’y a pas de Senteurins en haut, n’est-ce pas ?

— Détrompe-toi Maëlle ! Il y a des Senteurins qui se sont installés en haut.

— Mais pourquoi ? Votre pays est tellement beau ! Ça doit être super d’y vivre ! En tout cas plus que chez moi, je trouve.

— Ces Senteurins, en fait, font le lien entre nos deux mondes. Ils nous informent de ce qui se passe chez vous. Je monte bien pour vendre nos produits. Tu peux donc en rencontrer sans le savoir », renchérit Émeric, avec un sourire malicieux face à la mine incrédule de la fillette.

La petite fille n’arrivait à en croire ses oreilles. Elle n’aurait jamais pu se douter d’une chose pareille.

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