Petit extrait du roman

… Elle reprit peu à peu connaissance. Dans sa torpeur, elle remarqua que l’odeur n’était plus la même. Celle de la moisissure, qui lui piquait le nez, avait disparu. Elle n’osait pas ouvrir les yeux ; pourtant, elle sentait une douce lumière sur ses paupières. Lumière, qui n’existe pas dans les grottes ! Elle respira un peu plus profondément pour apprécier tous les arômes. Elle ne comprenait plus, elle sentait tout à la fois, l’herbe, les fleurs, la barbe à papa… La barbe à papa ? À chaque nouvelle inspiration, elle sentait un nouveau parfum. Elle s’enivrait de toutes ces effluves. Elle appréciait tout particulièrement l’odeur du pain d’épices, celui que lui préparait sa mère pour Noël. Ce mélange de parfums d’épices, de sucre et de miel, à la fois doux et piquant au nez et en bouche était un délice chaleureux et stimulant. Sa mère adorait faire la cuisine mais en dessert, la seule chose qu’elle faisait, c’était des tartes aux fruits. Au moment des fêtes de fin d’année, elle s’essayait toujours à la pâtisserie, mais ça n’était pas ce qu’elle préférait préparer. C’était un festival de bonnes odeurs, toutes aussi alléchantes les unes que les autres. Ces sensations l’apaisaient et la rassuraient.  …

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